PLF 2018 : la fronde des avocats

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 Ameur Meherzi, bâtonnier de l’Ordre des avocats,  a déclaré, lors d’une conférence de presse tenue aujourd’hui à la Maison des avocats,  que “ la situation de la justice est  inquiétante et proche de l’anarchie”.

Le PLF 2018 fait déjà polémique. Selon l’avocat, ce projet de loi va certainement rogner sur le pouvoir d’achat du citoyen qui n’aura plus les moyens de recourir à un avocat pour défendre ses droits et ses intérêts.

Evoquant  les problèmes que connaît la profession d’avocat, il s’inquiète des rumeurs qui tournent autour d’une éventuelle augmentation de la TVA à hauteur de 19% dans le PLF 2018, ce qui risque d’impacter lourdement l’avenir de la profession déjà lourdement taxée.

Il ajoute: « Les pouvoirs publics n’ont aucune considération à notre égard.  Nous sommes traités comme des étrangers. Pourquoi les jeunes avocats diplômés n’ont-ils pas la même égalité de chances que les ingénieurs et pourquoi pas un contrat de dignité en leur faveur ? « .

De son côté Fatma Hamdani, avocate, soutient que : « le barreau défend les intérêts du citoyen, d’où son impopularité auprès des pouvoirs publics ». 

En conclusion, les membres de l’Ordre des avocats estiment que le travail des notaires  devrait être attribué aux avocats comme rédiger les contrats.

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Publié le 12/09/2017 à 15:54

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