Les potentialités du marché africain et les apports du partenariat Groupe BIAT – Groupe Bank of Africa

Afrique du Nord

La Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT)  a récemment signé une convention de partenariat avec le Groupe Bank  of Africa. A cette occasion, une conférence a été organisée au siège de la Banque sur les potentialités du marché africain et les apports du partenariat Groupe BIAT – Groupe Bank of Africa à laquelle ont assisté des hauts responsables de deux groupes bancaires, un grand nombre d’opérateurs économiques nationaux et étrangers, clients et partenaires.  

Agrebi BIATOuvrant les travaux de la conférence, Mohamed Agrebi, directeur général de la BIAT, a affirmé que la banque est engagé dans l’accompagnement de ses clients conformément à leurs besoins sur le marché africain. « Grâce au professionnalisme et à l’expertise des commerciaux de la BIAT, aux actions concrètes que nous souhaitons mettre en place telles que le lancement de lignes de crédit export et de fonds d’investissement pour le développement des PME et grâce à la bonne maîtrise du Groupe Bank of Africa des environnements de nos clients sur le marché africain »,  a souligné Mohamed Agrebi.

Un partenariat pour l’internationalisation des clients de la BIAT

Intervenant lors d’un premier panel sur les potentialités du marché africain, Elyès Ben Rayana, responsable de la banque de financement et d’investissement de la BIAT a fait savoir que ce partenariat est le fruit de deux années de travail et d’échanges pour mettre en place des solutions concrètes et appuyer nos clients dans leurs projets de développement . « Notre principal plus-value est le conseil que nous apportons en matière de mise en relation et d’accompagnement dans l’identification des opportunités de financement et de sécurisation des transactions de nos clients », a-t-il assuré.

Le partenariat entre la BIAT et BoA consiste essentiellement en la mise en place d’un point d’entrée unique à destination de la clientèle et des prospects souhaitant développer des relations d’affaires en Afrique subsaharienne et en Tunisie.

« Il s’agit d’une offre d’accompagnement sur l’Afrique subsaharienne sur différents volets tels que les procédures opérationnelles, le montage, les transactions, la mise en relation avec des partenaires opérationnels », a précisé Walid Dachraoui, responsable du Pôle  investisseurs à la BIAT.

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De gauche à droite : Slaheddine Ben Saïd, Amine Bouabid et George Desvaux,

Comment réussir en Afrique ?

Où aller en Afrique et comment  et dans quel portefeuille faut-il investir ?  s’est interrogé George Desvaux, directeur général Afrique et membre du Conseil d’administration McKinsey qui a souligné que l’accompagnement est un vrai souci. «  Il y a un énorme potentiel sur le marché des entreprises et dans la consommation. L’Afrique n’est pas seulement un marché d’export, c’est aussi un marché d’investissement et d’opportunités dans le développement des industries locales dans les pays africains », a précisé M. Desvaux.

Comment réussir en Afrique ? En réponse à cette question, M. Desvaux a recommandé de choisir un ancrage géographique, d’adopter une perspective longtermiste, d’intégrer ce qui devrait être sous –traité, de trouver de nouvelles niches et d’investir dans le développement et la rétention des talents.

Invité pour témoigner de son expérience africaine, Slaheddine Ben Saïd, président-directeur général SCET Tunisie, a évoqué les difficultés et les exigences du marché africain. Exportateur sur l’Afrique depuis les années 1980, son entreprise spécialisée dans l’ingénierie a pu, en l’espace de quelque années,  réaliser une croissance à deux chiffres grâce notamment à sa proximité avec ses clients, la mise en place d’une cellule de veille auprès des bailleurs de fonds, le développement d’un réseau de partenaires  et le soutien des partenaires financiers comme la BIAT.

Slaheddine Ben Saïd n’a pas manqué de présenter les opportunités qu’offre le marché africain, notamment en matière d’infrastructure et de présence de bailleurs de fonds. Toutefois, M. Ben Saïd a alerté les opérateurs économiques quant aux éventuels risques qui pourraient se présenter  en termes d’environnement qu’il a qualifié de compétitif, la rude concurrence, des problèmes de gouvernance et surtout des problèmes de recouvrement. « Il faut se spécialiser et regarder l’Afrique comme étant un axe d’extension d’avenir. Il faut coopérer avec les partenaires locaux avec grande humilité et savoir prendre le risque », a-t-il recommandé.

Le Maroc et l’Afrique

Amine Bouabid, directeur général du Groupe Bank of Africa, a présenté l’expérience  du Maroc sur le marché africain et notamment avec la zone de l’Union économique et Monétaire ouest-africaine (UEMOA)  qui englobe huit pays francophones de l’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, la balance commerciale du Maroc est excédentaire avec un volume d’échange de 91 millions d’euros en 2015. 80 produits marocains sont exportés vers l’UEMOA dont 68% du volume exportés sont des biens. En 2015, la Maroc a investi dans cette zone environ 170 millions de dollars soit l’équivalent de 40% des investissements marocains.  Pour bien accompagner les entreprises et les opérateurs économiques marocains sur le continent africain, le Maroc a mis en place un fonds d’accompagnement de 20 millions d’euros et a renforcé les infrastructures du transport pour baisser les coûts.

« Investir en Afrique n’est pas un choix, c’est une nécessité. Il faut financer les opérateurs jusqu’au bout. Bank of Africa est un appui précieux pour les clients de la BIAT. Cet appui se traduira notamment par une optimisation des investissements pour les entreprises clientes de la BIAT  », a affirmé Amine Bouabid.

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Publié le 19/05/2017 à 15:38

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