Enseignement supérieur : de la nécessité de regarder vers d’autres horizons

Universités tunisiennes

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Slim Khalbous, a tenu une conférence de presse afin d’exposer les grands axes de la Coopération internationale en matière d’enseignement universitaire. Quatre axes constituent l’épine dorsale de cette stratégie.

A peine le ministre a-t-il été nommé à son poste qu’il a entamé un cycle de conférences de presse pour exposer sa vision de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Renforcement des relations avec les partenaires traditionnels de la Tunisie 

DSC00185A cet instar, il a rappelé les relations avec les pays maghrébins et a fait savoir l’existence de trois projets : un nouveau programme d’échange et de mobilité,  un projet relatif à la réalisation d’un portail pour les universités maghrébines  et un projet de réseautage entre les instances d’assurance.

Revenant sur les relations de la Tunisie avec les pays du Golfe, il a fait savoir l’existence d’un projet qui porte sur la création d’un complexe médical universitaire en Tunisie financé par l’Arabie Saoudite et un projet de centre d’excellence pour le pétrole et les énergies renouvelables.

Pour ce qui est de l’Union européenne, le ministre a fait savoir qu’il est question de consolider davantage les projets en question  H-2020 / PRIMA / TEMPUS / ERASMUS. Et le programme Emori d’une valeur de 16 millions d’euros.

Renforcement des relations avec l’Asie

Sur ce volet, le ministre a indiqué l’existence de plusieurs programmes entre les deux pays à l’instar du projet sur « la valorisation des bio-ressources en milieux arides et semi-arides» et un projet sur « la valorisation industrielle des bio-ressources ». En ce qui concerne la relation avec la Chine, le ministre a rappelé que 23 universités chinoises ont exposé leur offre récemment dans ce cadre.

Exportation du savoir et l’expertise tunisienne vers l’Afrique

A cet instar, le ministre a fait savoir que la  Tunisie se positionne comme une destination universitaire d’excellence pour les pays africains. Dans le même contexte, il a indiqué que la Tunisie offre son assistance professionnelle dans le domaine scientifique et pédagogique à de nombreux pays africains et en particulier les pays francophones.

Le ministre a dévoilé qu’il est prévu d’œuvrer pour mieux améliorer le nombre des étudiants étrangers dans les universités tunisiennes. En effet, le nombre des étudiants étrangers dans les établissements universitaires tunisiens a atteint 7346 en 2017.  L’objectif est d’atteindre une hausse de 5% en 2019 et de 10% en 2021.

Les étudiants étrangers se répartissent comme suit dans les universités tunisiennes : 74% des étudiants subsahariens, 45% du Maghreb arabe, 20% des pays de l’Orient et du Golfe, Europe (3%) et Asie (3%)

Mobilité des étudiants

Le ministre a fait savoir que 825 étudiants tunisiens bénéficient d’une bourse à plein temps, 1709 étudiants bénéficient d’une bourse par alternance. D’après le ministre, pour leurs études à l’étranger, les étudiants tunisiens portent leur préférence sur les pays suivants : La France, Le Canada et l’Allemagne.

Pour ce qui est du phénomène de la fuite des cerveaux, le ministre a fait savoir qu’un grand nombre de compétences tunisiennes ne font pas bénéficier la Tunisie de leur expérience et compétence acquises dans des établissements étrangers de renommée internationale. Sur un nombre total de 1840 chercheurs dans l’enseignement universitaire,  1646 sont établis dans le monde arabe.

Le ministre a indiqué qu’il est question de créer des mécanismes pour que les compétences tunisiennes  restent en contact avec la Tunisie et puissent faire profiter le pays de leur expérience.

Par

Publié le 19/05/2017 à 15:36

L'Economiste Maghrébin & L'Economiste Maghrébin by L'Economiste Maghrébin