Textile et habillement : miser sur les jeunes créateurs

Crédit photo : ssbt.com.tn

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Dans le souci d’imprégner une plus grande dynamique au secteur du textile et habillement, la CONECT a organisé aujourd’hui un débat sur le thème « Promotion et compétitivité du secteur ». le débat s’est déroulé dans le cadre de la deuxième édition du festival des jeunes créateurs de la mode organisé par  le Groupement Professionnel de la Confection et de l’Habillement relevant de la CONECT. Tout au long de cette journée, les professionnels ont fait le tour du secteur à travers un débat sur la promotion et la compétitivité.

conectQue faut-il faire pour promouvoir ce secteur  ? Comment renforcer la compétitivité internationale ? Le Groupement Professionnel de la Confection et de l’Habillement (CONECT) tente de relancer le secteur par la création et l’innovation.

« La Tunisie possède un capital humain à fort potentiel. C’est pourquoi il faut miser sur les jeunes créateurs et leur donner  l’appui nécessaire pour collaborer avec des professionnels chevronnés », affirme Abdellatif Hamem, secrétaire d’Etat à l’Industrie et au Commerce. « Changement veut dire risque et opportunité, optons pour le changement », a-t-il ajouté.

Salima Hachich, directeur principal au Centre de promotion des exportations, a mis l’accent sur le rôle du Cepex qui  oeuvre à la mise en place d’un programme annuel de la promotion du textile.

Selon elle,  le secteur textile continue à être considéré comme étant un secteur stratégique de l’économie tunisienne malgré une conjoncture économique assez difficile, tout en demeurant le premier secteur employeur  où  32% des emplois sont en provenance  du secteur industriel. Mais le petit bémol évoqué par Mme Hachiche, c’est  le repli de ce secteur sur le plan de l’exportation qui arrive à la 2ème place dans les exportations tunisiennes alors qu’il a occupé la première place depuis les dernières années.

Elle souligne: « Le  Cepex agit en amont en soutenant les entreprises du textile à travers un programme 2017 de 11 actions, dont leur participation aux salons internationaux, l’organisation des journées B to B permettant un échange entre les professionnels ».

Tout comme elle a fait savoir qu’il faut gagner de nouveaux marchés, tout en consolidant les marchés traditionnels comme la France et l’Italie, en précisant qu’il faut innover pour avancer.  Notons également  que plus de 65% des entreprises tunisiennes du secteur sont des entreprises exportatrices.

Comment  se positionner sur le marché international quand on est un jeune créateur tunisien ? Telle est la piste de réflexion qu’ont adoptée un grand nombre d’intervenants. Abdelaziz Sifaoui, directeur général de Lectra-Tunisie,  estime qu’il va falloir faire un diagnostic assez précis.

La réponse d’après Matthieu Gamet, président de la Maison méditerranéenne des Métiers de la Mode (MMM) a indiqué: “A l’heure actuelle, il n’y a pas beaucoup de solutions pour faire connaître ses créations. Nous nous proposons d’accompagner un certain nombre de créateurs du bassin méditerranéen, de les former, créer des entreprises pérennes avec des outils modernes, des outils de commercialisation, de marketing. Mais une fois que ces créateurs seront formés, ils pourront revenir au marché local  et avoir le soutien industriel, dans le domaine des technologies, de l’artisanat. Ces jeunes créateurs deviennent des ambassadeurs de la Tunisie et peuvent à ce moment là communiquer vers l’extérieur”.

Alors que pour certains, la question est comment innover? De ce fait, il faut encourager davantage les  jeunes diplômés et faire en sorte que la Tunisie soit un hub de mode.

Renforcer les compétences des Tunisiens pour  développer la capacité de ces entreprises, à travers l’organisation de cycles de formation, faciliter les opérations d’exportation, miser sur la valeur du travail  et la conscience professionnelle qui sont en train de se perdre, lutter contre l’informel et l’intégrisme, et ouvrir le dialogue par un système de motivation, sont les conclusions de ce panel.

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Publié le 18/05/2017 à 15:57

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