Epidémie de choléra au Yémen: issue encore lointaine

Source : La Libre.be

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La guerre amène avec elle son lot de malheurs et de destructions mais cela ne s’arrête pas là. Le monde assiste depuis peu de temps à une épidémie de choléra  au Yémen sans précédent, les victimes se multiplient et la maladie se propage au vu et au su de tous sans que cela ne débouche sur une action concrète pour endiguer cette épidémie.

En effet, près de  115 décès ont été recensés en seulement deux semaines, plus précisément entre le 27 avril et le 13 mai, et près de 8500 cas suspects ont été dénombrés dans 14 provinces du Yémen, des chiffres avancés par le  Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

En seulement deux jours, le bilan s’est alourdi avec 184 personnes décédées, et 11 000 autres cas suspects signalés dans le pays, selon l’annonce du lundi 15 mai, du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) .

La montée de la maladie pour le moins vertigineuse ne risque pas de freiner de sitôt. « Le pays fait face à une épidémie de choléra sans précédent qui pourrait mettre des milliers de personnes en danger », a déclaré le directeur du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Dominik Stillhart.

L’état d’urgence sanitaire a été décrété , un fait qui constitue une « indication sur le degré de gravité de la crise », selon  Jamie McGoldrick, coordinateur humanitaire de l’ONU pour le Yémen.

Les témoignages en faveur de l’ampleur de la situation se multiplient comme celui du directeur adjoint de l’hôpital Sabyne de Sanaa, Nabil Najjar qui déclare : « On a mis quatre patients par lit, installé des lits sous des tentes et les arbres du jardin », avant d’ajouter :  « Mais la pluie et le froid ont compliqué les choses », faisant état d’une pénurie de médicaments et de cadre médical.

On doit  cette situation au délabrement des infrastructures clés telles que les installations d’eau et d’assainissement sous l’effet de deux ans de guerre. De ce fait, les maladies transmissibles par l’eau ont plus de facilité à se développer et à se propager comme c’est le cas avec l’épidémie actuelle  de choléra.

Faudra-t-il compter les victimes par milliers pour éveiller les consciences ? Quelles actions faudra-t-il mettre en place pour contrôler cette épidémie ? Tout laisse à penser que le chaos s’est installé dans ce pays en l’absence de prémices indiquant un apaisement.

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Publié le 17/05/2017 à 18:52

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