Le taux d’inflation atteindra 5% vers la fin de 2017

Chedly Ayari - L'Economiste Maghrébin

Le taux d’inflation devrait atteindre 5% vers la fin de l’année 2017, a indiqué ce mardi 16 mai 2017 Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie a considéré que le taux d’inflation, qui était stable auparavant,  risque une envolée. Évoquant le déficit commercial, dû au déséquilibre persistant entre importations et exportations, il a fait savoir qu’il a atteint des records. Il a fait également remarquer qu’il est nécessaire de rationaliser les importations, surtout celles dont le pays peut aisément se passer.

Et de préciser que la BCT n’intervient pas concernant le choix des  produits à importer.

Pour ce qui est du taux de change, il a fait savoir qu’il n’est pas déterminé par la BCT mais par les banques.  Tout en évoquant la situation économique du pays, il a expliqué que la complexité du contexte économique est due à plusieurs paramètres qui ne sont pas du ressort de la BCT.

Sur un autre volet, il a fait savoir que la facture des hydrocarbures a atteint des chiffres astronomiques. Pour ce qui est des recettes touristiques, il s’est interrogé sur leur sort.

Lors d’une séance de débat, Moncef Sellami, député de Nidaa Tounes, a estimé que le dinar tunisien peut retrouver sa valeur grâce au travail et à la reprise de la production. Ammar Amroussia, député du Front  populaire, a déclaré que la Banque centrale est une « boîte noire » surtout que les salaires de ses fonctionnaires sont très élevés. « Je pense que la Banque centrale a perdu ses repères. Pourquoi ne dénonce-t-elle pas le projet de loi relatif à la réconciliation économique et financière par exemple ? » s’interroge-t-il.

Ghazi Chaouwachi, député du Courant démocrate, s’est interrogé sur le rôle de la BCT concernant le contrôle des banques publiques et la récupération des biens spoliés.  De son côté Salem Labyedh, député du Mouvement du peuple, a avancé que lorsque la Banque centrale ne soutient pas le dinar, elle soutient involontairement la contrebande et le marché parallèle.   » Il ne tient qu’à vous d’arrêter  la contrebande   et l’usurpation des finances publiques », affirme-t-il.

Le député Mongi Harbaoui, de Nidaa Tounes, de son côté a avancé que la Banque centrale a perdu de son aura et n’a pas su gérer la crise du dinar.

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Publié le 17/05/2017 à 08:43

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