Une cyberattaque d’ampleur mondiale touche près de 100 pays différents

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Depuis quelques jours, le monde virtuel fait face à une vague d’attaques sans précédent. Une attaque informatique, qui a visé des entreprises, des établissements scolaires, des hôpitaux, et même des contenus informatiques gouvernementaux,  s’est étendue à près de cent pays à travers le monde.

Pour ce faire, les pirates qui ont mené cette attaque ont profité d’une faille dans les systèmes Windows, pour lancer un  «ransomware» , un logiciel malveillant qui agit de manière à crypter les contenus stockés dans un ordinateur dans le but de demander une rançon , le prix fort à payer pour récupérer une clé de décodage.

On compte parmi « les victimes » de cette attaque des entreprises de renom telles que : FedEx les constructeurs automobiles Renault et Nissan plus d’une vingtaine d’hôpitaux britanniques, des sociétés de télécommunication espagnoles.  Le ministère de l’Intérieur de la Russie a également confirmé qu’il avait été frappé, tandis que la Banque centrale de la Russie a déclaré qu’elle avait déjoué l’attaque.

Le logiciel malveillant,  connu sous le nom de Wanna Decryptor ou WannaCry, n’est rien d’autre qu’un Cheval de Troie, transmis via un hyperlien  qui peut être accidentellement ouvert  par courrier électronique, une publicité sur un site Web ou un lien Dropbox. Une fois qu’il a été activé, le programme se répand dans l’ordinateur et verrouille tous les fichiers qui y sont contenus.

Dans un communiqué d’Europol il est indiqué que  «l’attaque (…) exigera une investigation internationale complexe pour identifier les coupables». Le Centre européen de cybercriminalité (EC3) de l’Office européen des polices «collabore avec les unités de cybercriminalité des pays affectés et les partenaires industriels majeurs pour atténuer la menace et assister les victimes», précise-t-il.

En Tunisie, l’Agence nationale de sécurité informatique (ANSI)  a récemment mis en garde les utilisateurs tunisiens contre la consultation de mails dont l’expéditeur est inconnu, et l’ouverture de liens suspects reçus via les réseaux sociaux.

Ainsi,  afin de prévenir tout risque d’attaque, l’ANSI a appelé les utilisateurs du système d’exploitation Windows, toutes versions confondues, à procéder aux mises à jour relatives à la sécurité et à sauvegarder les données vitales sur des supports de stockage externe.

Jusqu’à présent le bilan de cette attaque n’est pas encore connu, pourrait-on voir dans un proche avenir une réponse à l’échelle mondiale à ce nouveau type de criminalité ?

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Publié le 15/05/2017 à 11:48

L'Economiste Maghrébin & L'Economiste Maghrébin by L'Economiste Maghrébin