Notre drapeau chéri !

Drapeau L'Economiste Maghrébin

Il est normal qu’on hisse le drapeau national, lors de nos différentes fêtes : le 20 mars, l’anniversaire de l’indépendance, le 25 juillet, la proclamation de la République, le 13 aout, la fête de la femme et le 14 janvier, la révolution tunisienne.

C’est notre devoir, à nous tous. Redimensionné sous le Protectorat, il dut accepter la compagnie du drapeau de la puissance occupante. Après sa promotion légitime, à l’indépendance, il s’enrichit de l’additif éloquent d’Abu al-Qacem Chabbi : “Lorsque le peuple revendique la vie, le destin répondra nécessairement à ses vœux”.

Nouvelle épreuve, il fut occulté, lors du gouvernement de la troïka, par les acteurs de la dérive. L’appel à un califat mythique devait transgresser l’Etat-nation et ses symboles : le drapeau de la patrie et son hymne. La soft-révolution de l’été 2013, le dialogue national et le nouveau gouvernement post-élections de 2014 rétablirent la situation et effectuèrent un retour aux normes, dans le cadre du redressement politique.

Mais notre drapeau a ses exigences, puisqu’il réaffirme la souveraineté nationale. N’ayant pu s’accommoder de l’ère coloniale, il ne pouvait s’accommoder d’une mise en dépendance, d’aucune sorte. Règle de la Palice, notre grand drapeau aurait dû être fabriqué, dans sa patrie, sans dépenses excessives, dans une conjoncture de surendettement tragique.

Pouvait-il admettre la concurrence des produits qui concurrencent nos Glibets, notre Borghoul et nos tissus ? Notre commerce extérieur devrait s’effectuer sans discrimination, à condition d’assurer la protection de notre production.

Nous devrions veiller aux grains, dans nos échanges économiques, avec tous les partenaires. Intégrons, dans notre respect de notre drapeau, et dans la célébration de notre hymne, la prise en compte de l’exigence des tous les signes de souveraineté.

Wait and see.

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Publié le 20/03/2017 à 10:05

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