Le Contrat de la dignité soulève des points d’interrogation

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Alors que l’inscription pour le contrat de la dignité  a déjà commencé et que le ministère de la formation professionnelle et de l’Emploi le présente comme un exploit, tous les demandeurs d’emploi ne sont pas unanimes sur son efficacité et sa contribution à la lutte contre le chômage.

Pour Sami Khlifi membre de la Coordination nationale des mouvement sociaux, le contrat de la dignité n’est pas une solution pour les jeunes des régions de l’intérieur. Expliquant son point de vue, il a indiqué qu’en dépit du nombre important réservés par le programme pour les régions ( 1042 jeunes par gouvernorat), il considère que les jeunes des gouvernorats côtiers peuvent bénéficier plus que les régions de l’intérieur  » étant donné que les usines et les entreprises se font de  plus en plus rares dans les régions de l’intérieur par rapport aux autres gouvernorats » dit-il et de considérer que l’application du programme le contrat de la dignité dépend du nombre des entreprises et usines qui existent dans les gouvernorats.

Citant l’exemple du gouvernorat de Jendouba, le jeune activiste a  rappelé que le taux du chômage y est très élevé et que  la présence du secteur privé y est faible.  » pour un jeune qui habite dans ces régions,  les entreprises qui vont l’intégrer par la biais de ce programme n’existent pas et il se trouvera dans l’obligation de se déplacer vers un autre gouvernorat pour chercher d’autres opportunités » regrette-t-il.

Il est à noter que pour pouvoir bénéficier du programme en question, le demandeur d’emploi doit remplir un certain nombre de critères, à savoir une première inscription au bureau de l’emploi et de l’emploi indépendant, l’obtention d’un diplôme universitaire et/ou brevet de technicien supérieur ( diplômé homologué) avec une période de chômage d’au moins deux ans.

Les bénéficiaires de ce programme auront un contrat de travail  d’une durée de deux ans et un salaire de 600 Dinars (200 dinars de la part de l’employeur et 400 dinars pris en charge par l’État).

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Publié le 17/03/2017 à 21:37

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