Regards croisés : gare aux écarts… pédagogiques surtout

Ecole privée L'Economiste Maghrébin

Réconfortant de constater que le nombre d’établissements d’enseignement privé, toutes spécialités et sections confondues, ne cesse d’augmenter et que le secteur est en train de se tailler une place de choix dans le système éducatif. Et c’est tant mieux pour nous puisque cette situation est manifestement pourvoyeuse de satisfaction tant sur le plan économique que social.

Les chiffres traduisent cette progression. En effet et  à titre indicatif, le nombre d’écoles privées est passé de 109 en 2010 à 324 aujourd’hui. La population d’élèves inscrits  s’est vu quant à elle multiplier, pour la même période, de plus de 25 mille à 60 mille.

Les échos en provenance du secteur sont pour la majorité positifs car tous les acteurs du secteur s’affairent, concurrence oblige, à soigner les services et à peaufiner le rendement.

Des risques et des écarts sont, toutefois, à constater du fait de cette profusion d’institutions de l’enseignement privé allant des écarts exorbitants dans des cas au niveau des tarifs exigés jusqu’à des problèmes enregistrés en ce qui concerne la qualité des enseignements en passant bien entendu par les excès à portée pédagogique.

Ces excès sont à mettre sur le compte de  l’état de dure émulation dans laquelle se trouvent certains établissements qui se déploient exagérément à gérer la concurrence. Ce faisant, ils mettent  à rude épreuve – scolaire et financière – leurs  élèves…

Spectacle au quotidien

La ville, tout le monde en convient, offre depuis quelques années une image bien triste du fait des multiples agressions de tout acabit dont elle fait régulièrement l’objet. C’est un constat manifeste et unanimement partagé. Dans certains endroits, particulièrement les cités ceinturant le centre-ville, le spectacle est à la limite du pathétique.

Des monticules de déchets et de résidus ménagers jonchent les rues, des étals  bloquent le passage et des « crevasses », véritables nids-de-poule hostiles, contribuent à souligner davantage ce spectacle kafkaien. le tout cautionné de temps en temps par des odeurs putrides du fait des incinérations de fortune des déchets.

Les murs, du fait de ces agressions, sont désormais figés dans un  rictus de plus en plus prononcé. le problème est que cela n’est nullement exclusif pour une partie de la ville. C’est presque un signe distinctif d’une bonne partie de la cité. Tunis, le Grand Tunis, souffre sous la pression  de cette réalité. Tout est devenu  synonyme de laisser aller et de laisser pour compte.

L’hygiène surtout qui s’ébroue à peine pour finir par suggérer un rythme de vie et une atmosphère  en demi-teinte partout. Les interventions en dents de scie pour reprendre l’initiative de l’ordre et de mise à niveau, surtout en matière d’hygiène, se sont avérées impuissantes à réconcilier la ville avec son environnement. A peine quelques éclaircies  incapables de redonner le sourire à la cité.

Des solutions s’imposent d’urgence. Mais à quel prix…

La terrible menace

Certains immeubles du côté de certaines parties de ce qu’il est commun de désigner de la vieille ville, la rue Mongi Slim jusqu’à la rue Zarkoun ou dans certaines artères du quartier Lafayette particulièrement.   Affichant leurs «  beaux restes » et tenant  difficilement la mise, ils  menacent de s’effondrer en tout instant  du fait de l’état avancé d’abandon dans lequel ils se trouvent.

Le risque est flagrant. Les murs sont ravagés de partout et  à peine réalise-t-on qu’ils continuent encore de tenir. Un immeuble particulièrement, du côté de la rue Chedly Kallala , se tient , à ne pas y croire, à peine. Des pans de murs sont carrément dénudés et des balcons sont dans un état avancé d’érosion avec des parties carrément détruites, le reste donnant l’impression de connaître à tout moment le même sort .

La menace est imminente et la catastrophe se profile. Le comble est que cet immeuble est habité et qu’il est situé dans une rue marchande, très fréquentée en raison du souk avoisinant. Imaginons la catastrophe…

On se rappelle encore la tragédie d’il y a quelque temps de l’effondrement d’un immeuble pareil à la  rue Mongi Slim.  La providence a fait alors qu’il n’y ait qu’une seule victime car il était inhabité.

Par

Publié le 15/03/2017 à 09:16

L'Economiste Maghrébin & L'Economiste Maghrébin by L'Economiste Maghrébin