Municipales : le vote des sécuritaires et des militaires fait toujours polémique

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Les élections municipales auront lieu probablement fin 2017, c’est ce qu’a affirmé Riadh Mouakher, ministre des Affaires locales et de l’environnement.

Arriverons-nous à un consensus quant au droit de vote des forces sécuritaires? Le débat est relancé avec  les préparatifs du vote sur la loi électorale à l’ARP. A l’heure actuelle, à tort ou à raison, le droit de vote des militaires et des sécuritaires fait une fois de plus l’objet d’une polémique. Celle-ci est la conséquence de la méfiance qui transcende les formations politiques, dont certaines vivement opposées à ce droit de vote. 

Zihed Zgueb, coordinateur du groupe parlementaire d’Afek Tounes a mis l’accent sur l’article 3 d’un projet de loi qui vient d’être amendé, la participation des sécuritaires et des militaires sera mentionnée dans un autre article et non dans l’article 3.

Il précise dans ce contexte:  » Si nous serons amenés à voter le même projet de loi et que la grande majorité des députés refuse catégoriquement le droit de vote aux forces sécuritaires, c’est toute la loi qui sera rejetée, d’autant plus que l’article 3 préconise les conditions du vote du citoyen ».

Et de poursuivre : « Il faut dire qu’en plénière tout peut changer. On peut tous se mettre d’accord mais quand il s’agit du droit de  vote des militaires et des sécuritaires, tout changerait. C’est pour cela qu’il fallait un compromis politique pour qu’on puisse aller de l’avant. »

De son côté, Farida Laabidi, députée du mouvement Ennahdha souligne: « Si la question avait été simple, on n’en serait pas là devant ce blocage qui dure plus d’un an. »

D’après elle, dans une transition démocratique encore fragile, les forces armées  doivent être neutres comme le prévoit l’article 49 de la Constitution tunisienne. « Le droit de vote sera probablement accordé lors des prochaines élections et non pas cette fois-ci », estime-t-elle.

Le retard enregistré pourrait, en effet, nuire aux intérêts du pays. Relancer le développement économique, social et culturel ne peut se faire qu’avec des collectivités locales fortes, d’où la mission d’organiser les élections municipales. 

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Publié le 05/01/2017 à 12:32

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