Tunisie : Une pensée pour Bourguiba

Peut-on oublier l’anniversaire de Bourguiba, le bâtisseur de la Tunisie moderne ? Une carrière inaugurée par des déportations et clôturée par une arrestation de fait, par le coup d’Etat organisé par des aventuriers politiques, qu’il a lui-même promus !  Après une trentaine d’années, de non reconnaissance, le prestige de Bourguiba est complètement restauré. Appréhendant la dérive, les démocrates et les progressistes tunisiens ont affirmé leur fidélité à son programme politique. A l’heure de l’épreuve, il devint l’ultime recours.

Libye, Syrie, Yémen, les révolutions du printemps arabe ont échoué : Elles furent importées par les flots de la mise en dépendance, de la guerre civile, de l’implosion de l’Etat. L’Egypte réussit sa deuxième révolution corrective. En Tunisie, les acteurs politiques, formés par l’école de Bourguiba ont rétabli les normes et assuré les meilleures conditions à la gouvernance démocratique, dans le respect du culte de l’Etat.

Faut-il rappeler les acquis, la promotion des Tunisiens et des Tunisiennes, l’émancipation féminine, l’égalité du genre, la tolérance, l’ouverture, les programmes de développement ? La gouvernance démocratique, le nécessaire couronnement de son itinéraire, fut la conséquence logique de son œuvre. La révolution du 14 janvier permit sa réalisation, dans le cadre du suivi de son message. Ainsi se distingue la Tunisie par la continuité de son évolution, depuis l’acte fondateur du Code du Statut Personnel, le processus des réformes, l’amélioration du vécu. Loin de constituer une œuvre figée, une expérience socio-politique, dans le temps et l’espace, l’action bourguibienne fait valoir l’ouverture de l’horizon. La fidélité au leader exige la définition de nouvelles perspectives, de progrès, de promotion, d’égalité et de développement.

 

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Publié le 04/08/2015 à 12:48

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