Tunisie : pour un retour aux compétences

gestion de talents

Inaugurant la 2ème République, la Tunisie doit tenir compte de l’habilitation citoyenne et effectuer un retour aux normes. Il s’agit, en premier lieu, de mettre fin aux nominations partisanes et d’accorder la priorité aux compétences. Différentes institutions ont été bloquées par le privilège accordé à des dirigeants et des équipes issus des partis des précédents gouvernements.

Institution publique créée en vertu de la Loi du 25 octobre 1993, l’Institut tunisien des études stratégiques assume une mission de recherche, d’étude, d’analyse à court et à long terme, de prospection sur toutes les questions se rapportant à des événements et des développements au niveau national et international, qui sont susceptibles d’être liés au processus de développement de la société tunisienne. Rassemblant des experts notoires, de grands universitaires, des analystes géopolitique, des économistes d’envergure, l‘ITS a joué un grand rôle dans l’analyse de la conjoncture, les études de prospective et l’identification des perspectives d’avenir. Etant donné qu’il relève de la Présidence de la République, l’ITS est dirigé, depuis mai 2012, par un membre de son parti  le CPR et subit une chasse aux sorcières, pour conforter son usage comme relais politique. Son Directeur général a rang et avantages de secrétaire d’Etat, comme les autres dirigeants d’institution d’envergure, nommés par la Troïka (Beit al-Hikma etc.)

Fait évident, les institutions de référence doivent être dirigées par des personnalités compétentes, au-dessus de la mêlée de la politique politicienne. Exigence absolue, elles ne peuvent être des relais des partis et des structures d’accueil des activistes politiques, fussent-ils en période d’hibernation, lors des défaites de leurs partis. Une telle page de dérives doit être tournée. Ces institutions doivent éviter une conversion partisane, qui les desservirait, en les éloignant de leurs objectifs.

La conjoncture actuelle devrait réaliser les révisions nécessaires et assurer, en priorité, la mise à niveau des institutions de référence. Il serait nécessaire de s’abstenir des choix partisans. L’ère de la concorde et de la réconciliation doit annihiler tout comportement d’exclusion, pour assurer le retour des compétences au service public.

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Publié le 05/01/2015 à 08:41

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