Brouillon de la Constitution: équivoque à propos de l’article 148

Parité dans la constitution

La deuxième monture du brouillon de la Constitution suscite toujours la polémique. La dernière est venue des associations féministes qui, même si elles notent une amélioration certaine par rapport à la première version, continuent de tirer la sonnette d’alarme quant à d’éventuels dérapages. Pour ces dernières, l’article 148 est la concrétisation parfaite d’une certaine réticence à constitutionaliser, de fait, la parité parfaite entre les deux sexes.

C’est du moins ce qu’affirment l’Association de la ligue des électrices tunisiennes et l’Association tunisienne des militantes qui ont, lors d’un atelier dédié à la lecture du deuxième brouillon de la Constitution, appelé à la nécessité de constitutionnaliser les droits de la Femme.

« Il est vrai que la deuxième version a nettement évolué par rapport à la première. Des chapitres prêtant à équivoque ont été modifiés. Il y a aussi l’article 5 de cette monture de la Constitution qui est matière à satisfaction », affirme Salsabil Klibi, membre de l’Association tunisienne des lois constitutionnelles, qui revient sur les droits de la Femme, lors d’une déclaration sur Mosaïque FM.

Des satisfactions, oui, mais aussi des craintes. Toujours selon cette dernière, les craintes proviennent essentiellement de l’article 148 qui contredit tous les autres articles. « Nous avons mentionné dans l’article 5 que la Constitution concerne tous les Tunisiens et les Tunisiennes, mais dans le chapitre des droits et des libertés qui devait en être la concrétisation, on entretient le flou. On s’adresse toujours en utilisant le masculin. On se demande pourquoi dans les articles qui doivent concrétiser la parité entre les deux sexes on omet d’écrire citoyen et citoyenne alors qu’on l’a fait dans le préambule » conclut-elle.

Par

Publié le 09/01/2013 à 12:24

L'Economiste Maghrébin & L'Economiste Maghrébin by L'Economiste Maghrébin